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📊 Fiscalité~12 min de lectureNiveau : DébutantMis à jour le 21 mai 2026

Traitements, salaires et frais professionnels

Abattement automatique de 10 % ou frais réels ? Le choix peut faire gagner des milliers d’euros. Revenus concernés, barème kilométrique, justificatifs et cas particuliers (télétravail, heures sup…) expliqués.

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Les revenus imposés comme des salaires

La catégorie traitements et salaires regroupe l’essentiel des revenus d’activité salariée et de remplacement. C’est, pour la plupart des foyers, la principale composante du revenu imposable.

Type de revenuImposition
Salaires et traitementsCatégorie TS, au barème
Indemnités journalières maladieImposables (sauf affection longue durée)
Allocations chômageImposables
Pensions de retraiteCatégorie pensions, abattement 10 % plafonné
Pensions alimentaires reçuesImposables chez le bénéficiaire
💡 Salaires et pensions : abattements différents

Les salaires bénéficient d’un abattement de 10 % pour frais professionnels (ou des frais réels). Les pensions de retraite bénéficient aussi d’un abattement de 10 %, mais plafonné et calculé sur l’ensemble des pensions du foyer.

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L’abattement forfaitaire de 10 %

Par défaut, un abattement forfaitaire de 10 % est appliqué automatiquement sur les salaires, censé couvrir les frais professionnels courants (trajets, repas, documentation).

CaractéristiqueDétail
Taux10 % du salaire net imposable
ApplicationAutomatique, sans justificatif
Plancher / plafondMontants minimum et maximum fixés par la loi
AlternativeOption pour les frais réels
✅ Rien à faire dans la plupart des cas

Pour la majorité des salariés, l’abattement de 10 % est plus avantageux et automatique : aucune démarche n’est nécessaire. Ce n’est que si vos frais réels dépassent ce forfait qu’il faut opter.

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Les frais réels : quand et comment

L’option pour les frais réels permet de déduire le montant exact de ses dépenses professionnelles, à condition de pouvoir les justifier. Elle remplace l’abattement de 10 %.

Frais déductibles au réelExemples
Transport domicile-travailBarème kilométrique ou frais réels
RepasSurcoût du repas pris hors domicile
Formation, documentationLiées à l’activité
Double résidenceSi imposée par l’emploi
Matériel professionnelAu prorata de l’usage pro
⚠️ Frais réels = justificatifs à conserver

Si vous optez pour les frais réels, vous devez pouvoir justifier chaque dépense (factures, relevés, calcul kilométrique). De plus, vous devez alors réintégrer dans vos salaires les remboursements de frais éventuellement versés par l’employeur.

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Le barème kilométrique

Le barème kilométrique publié chaque année par l’administration permet d’évaluer forfaitairement les frais de trajet en voiture, sans conserver toutes les factures de carburant.

🧾 Exemple — Marc, 30 km aller-retour quotidien

Marc effectue environ 13 200 km/an pour ses trajets domicile-travail avec un véhicule de 6 CV. En appliquant le barème kilométrique (qui intègre carburant, usure, assurance), il obtient des frais déductibles de plusieurs milliers d’euros — bien supérieurs à l’abattement de 10 % sur son salaire. L’option frais réels est donc gagnante pour lui.

💡 Trajet supérieur à 40 km

Au-delà de 40 km entre domicile et travail, la part excédentaire n’est déductible que si l’éloignement est justifié (emploi, santé, scolarité des enfants…). Sans justification, la déduction est limitée à 40 km.

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Cas particuliers (télétravail, multi-employeurs)

Plusieurs situations modifient le traitement fiscal des salaires.

SituationConséquence fiscale
TélétravailAllocation forfaitaire de l’employeur exonérée dans une limite
Multi-employeursCumul des salaires, un seul abattement de 10 %
Heures supplémentairesExonérées dans une limite annuelle
Apprentis / stagiairesExonération dans la limite du SMIC annuel
✅ Heures supplémentaires : exonération plafonnée

La rémunération des heures supplémentaires et complémentaires est exonérée d’impôt sur le revenu dans une limite annuelle. Au-delà, elle redevient imposable. Cette exonération figure déjà sur la déclaration préremplie : vérifiez le montant.

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FAQ

Comment les salaires sont-ils imposés à l’IR ?
Les salaires bruts sont réduits d’un abattement forfaitaire de 10 % (pour frais professionnels), plafonné à 14 171 € et minimum 495 € en 2024. Le net ainsi calculé s’intègre dans le revenu global soumis au barème progressif. L’abattement de 10 % représente les frais de déplacement, repas et autres dépenses professionnelles. Il peut être remplacé par les frais réels si ceux-ci sont supérieurs.
Vaut-il mieux déduire ses frais réels ?
Si vos frais professionnels réels excèdent 10 % de votre salaire brut (ou le plafond de 14 171 €), les frais réels sont plus avantageux. Ils incluent : frais de déplacement domicile-travail (voiture, transports en commun), repas si vous ne pouvez pas rentrer chez vous, frais de formation, matériel informatique professionnel, double résidence. Ils doivent être justifiés et notés sur la déclaration (en remplaçant l’abattement automatique).
Les titres-restaurant et avantages en nature sont-ils imposés ?
Les titres-restaurant sont exonérés d’IR dans la limite de la part patronale plafonnée (6,91 €/titre en 2024). Les avantages en nature (voiture de fonction, logement, repas fourni) sont intégrés au salaire imposable pour leur valeur réelle ou forfaitaire fixée par l’Ursaff. La voiture de fonction utilisée à titre privé, par exemple, est évaluée forfaitairement à 9 % ou 30 % du prix TTC selon que les frais de carburant sont à la charge du salarié ou de l’entreprise.
Les primes et intéressements sont-ils imposables ?
Les primes (bonus, 13e mois) sont imposables comme les salaires. En revanche, l’intéressement et la participation versés sur un PEE ou PERCO sont exonérés d’IR (mais soumis aux prélèvements sociaux). Si l’intéressement est perçu en espèces (pas versé sur un plan), il devient imposable. La prime Macron (prime de partage de la valeur) est exonérée dans certaines limites selon la taille de l’entreprise.
Comment les salaires d’un job étudiant sont-ils imposés ?
Les revenus des étudiants rattachés au foyer parental sont intégrés à la déclaration du foyer. Les salaires perçus pendant les stages ou jobs d’été sont exonérés jusqu’à 3 fois le SMIC mensuel net (soit environ 5 480 € en 2024) si l’étudiant est encore rattaché au foyer. Au-delà, la fraction excédentaire est imposée normalement. Si l’étudiant déclare seul, il bénéficie de l’abattement de 10 % et des tranches habituelles.
Les indemnités de licenciement sont-elles imposables ?
Partiellement. L’indemnité légale ou conventionnelle de licenciement est exonérée d’IR dans la limite du plus élevé de : l’indemnité légale, deux fois la rémunération annuelle brute de l’année précédente, ou 50 % de l’indemnité totale. Le tout plafonné à 6 fois le PASS (environ 278 208 € en 2024). La fraction excédentaire est imposable. Les indemnités de rupture conventionnelle bénéficient du même régime.
Sources & références
1CGI, art. 79 à 83 — Traitements et salaires Legifrance →
2CGI, art. 83-3° — Déduction des frais professionnels Legifrance →
3CGI, art. 81 quater — Exonération des heures supplémentaires Legifrance →
4BOFiP BOI-RSA-BASE-30 — Frais professionnels Legifrance →