Qu’est-ce que la pension de réversion ?
La pension de réversion est une partie de la pension du conjoint décédé versée au conjoint survivant. Dans le régime général, elle représente 54 % de la pension brute du défunt, sous conditions de ressources. Dans les régimes complémentaires AGIRC-ARRCO, le taux est de 60 %, sans condition de ressources.
Qui peut bénéficier de la pension de réversion ?
Le conjoint ou ex-conjoint divorcé non remarié, sous conditions. Pour le régime général : avoir été marié (le PACS et le concubinage n’ouvrent pas droit à la réversion dans le régime général), avoir au moins 55 ans, et avoir des ressources inférieures à un plafond. Attention : les partenaires de PACS n’ont pas droit à la réversion dans la plupart des régimes privés.
La condition de ressources peut-elle empêcher de toucher la réversion ?
Oui, dans le régime général. Si les ressources personnelles du conjoint survivant dépassent un plafond annuel (environ 24 000 € pour un célibataire en 2024), la réversion est réduite voire supprimée. La pension du cônjoint décédé compte comme ressource. AGIRC-ARRCO n’a pas de condition de ressources.
La réversion est-elle versée si on se remarie ?
Dans le régime général, le remariage supprime la pension de réversion (mais un ex-conjoint divorcé non remarié continue d’en bénéficier à la mort du défunt). Dans l’AGIRC-ARRCO, le remariage n’entraîne plus la suppression de la réversion depuis 2019. Les règles varient selon les régimes : vérifier auprès de chaque caisse.
Comment est pris en compte le cas des ex-conjoints divorcés ?
Dans le régime général, la pension de réversion est partagée entre le conjoint actuel et les ex-conjoints divorcés non remariés, proportionnellement à la durée de chaque mariage. Si le défunt a été marié 10 ans avec sa première femme et 20 ans avec la seconde, la réversion est partagée en 1/3 - 2/3.
Quel impact a la réversion sur la planification successorale ?
La réversion ne fait pas partie de la succession : elle est versée automatiquement par les régimes et ne peut pas être transmise aux enfants. Pour compléter la protection du conjoint survivant, l’assurance-vie (hors succession) et le contrat de mariage restent les outils privilégiés. La réversion constitue souvent 20–30 % des revenus du survivant : un plan de protection complémentaire reste nécessaire.